Crédit : Hugo B. Lefort

HISTORIQUE

Les Compagnons Baroques voient le jour en 2015 et créent la première mouture de leur spectacle La gardienne au festival ZH. La gardienne se veut une exploration ludique autour de l’idée de prendre un objet de littérature pauvre – ici la mauvaise traduction d’un roman d’épouvante pour adolescents – et d’en faire un spectacle théâtral quasi-wagnérien. Le projet est ensuite présenté à Zoofest dans sa version finale aux étés 2016-2017, et est couronné à la fois d’un beau succès critique et public.

À l’été 2018, on les invite à clore le festival ZH avec leur méga-spectacle basé sur des captures d’écran de conversations Tinder : L’amour au 21e siècle (selon Wikihow) qui regroupe sur scène plus de 25 artistes. Le projet final voit le jour au Théâtre La Chapelle au printemps 2022.

C’est au printemps 2023 que la compagnie investie le Théâtre Prospero pour y présenter Couper, un solo écrit par l’australien Duncan J. Graham. Véronique Pascal pilote le récit seule en scène, faisant voyager le public aux limites du cauchemar dans une scénographie bien spéciale: un fuselage d’avion.

Au tour de Benjamin Déziel de présenter un projet bien personnel qui a vu le jour en 2025: L’équation verte. Devons-nous continuer à calculer l’empreinte du théâtre simplement de manière comptable dans des grilles d’écoresponsabilité ou ne devons-nous pas plutôt commencer à calculer l’impact de l’art du simple fait qu’il questionne, et le plus important, rassemble? Telle est la question qui sous-tend le récit qui est actuellement en tournée jusqu’en 2027.

VISION

Les Compagnons fondateurices sont Catherine Paquin-Béchard, Benjamin Déziel et Véronique Pascal.

Mais voilà qu’après 10 ans de création théâtrale en trio, Catherine et Véronique décident de laisser leur place comme co-directrices générale et artistique de la compagnie. Les Compagnons Baroques entament ainsi un nouveau cycle de création : celui du lichen. 

Pour se faire, Benjamin demande à Clémence Roy-Darisse de le joindre dans la co-direction artistique de la compagnie. Après avoir exploré avec passion et succès les enjeux de la décroissance à travers L’équation verte, il devient évident pour Benjamin que l’angle de l’écologie anime l’artiste à un autre niveau. Du deuil écologique des forêts cathédrales qui disparaissent dans l’aveugle silence, de l’épineuse question de la maternité en contexte de crise climatique, à l’éco-anxiété intergénérationnelle, les créations de Clémence dans les dernières années explorent, tantôt par la poésie, tantôt par une prise de parole plus frontale, les déchirements intimes complexes de cette époque écologiquement et socialement trouble. 

Aujourd’hui, Benjamin et Clémence réaffirment ensemble une nouvelle vision pour la compagnie. Celle de l’art comme le terrain fertile de la rencontre, des idées fécondes et l’espace de débat tantôt joyeux, tantôt provocateurs, sur de nouvelles manières de faire le monde.

MISSION

Concrètement, la mission des Compagnons Baroques est de créer et de produire des œuvres de théâtre interdisciplinaires ancrées dans une écolucidité du contexte de polycrises actuel, tout en prenant le pari de risques formels. L’équipe croit au pouvoir d’un théâtre accessible pour aborder les enjeux socioécologiques contemporains et d’en faire sens. 

Dans la création, Les Compagnons Baroques collaborent avec d’autres milieux travaillant dans la transition sociale et écologique de nos sociétés pour ainsi faire rhizome entre le milieu de l’art et celui des solutions terrain. Les processus de leurs œuvres sont symbiotiques et s’enracinent au-delà du milieu artistique, devenant le terrain même de l’expérimentation de solutions et de nouvelles manières de vivre, de lutter ou de faire communauté. 

Enfin, le duo souhaite offrir une réelle rencontre entre le public et les artistes à travers diverses activités : médiation, marche en forêt, banquet, fêtes!

Leurs valeurs sont la fougue, l’engagement, le plaisir et l’hospitalité.